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 Concilier vie familiale et culture geek c’est possible ! Stéfan est le créateur du site geekdad.fr, un blog où il expose les dernières tendances geek tout en s’adressant aux parents, comme lui. Un blog qu’on vous laisse découvrir à travers cette interview:
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1. Bonjour Stéfan, pour commencer pouvez-vous vous présenter et nous présenter le Guide du Parent Galactique ?
Papa de deux garçons, j’ai créé mon blog en 2011 parce que les sites parentaux me déprimaient. Trop sérieux, trop niais ou trop sponsorisés, je n’en trouvais aucun qui correspondait à mes centres d’intérêt et ma culture, qu’on peut sans doute qualifier de culture geek. Au départ, j’ai appelé mon site Geek Dad Power. J’ai longtemps hésité sur le nom, et n’en ai en réalité jamais été complètement satisfait. Finalement, à l’été 2015, j’ai décidé de changer de nom. Le terme “Geek” était devenu complètement galvaudé, utilisé à tort et à travers. J’ai proposé plusieurs autres noms à mes lecteurs, et à l’issue de la consultation, c’est le “Guide du Parent Galactique” qui a été choisi – sur une excellente proposition d’une lectrice.

 

2. Quelle est votre définition du “geek dad” ?
Comme je viens de l’indiquer, je n’aime plus vraiment cette notion de “geek dad”, parce que je trouve que le mot “geek” a été complètement dévalué. Aujourd’hui n’importe quel individu qui joue à Candy Crush sur son smartphone est gentiment qualifié de geek. Ca ne veut plus dire grand chose. Mais à l’origine, quand j’ai créé mon site, je voyais dans l’idée du “papa geek” une certaine conception de l’éducation et de la transmission de culture, à base d’ouverture d’esprit, de non acceptation des préjugés, de rejet des modèles parfois un peu niais imposés par le marketing ou certaines philosophies parentales. Le tout avec l’objectif d’instruire et d’éclairer tout en s’amusant.

 

3. Quelles sont vos habitudes éditoriales ?
J’écris mes articles seul, avec deux tendances principales : les articles qui relaient une information, une vidéo, un produit qui me plait et que j’ai vu ailleurs ; et les articles “de fond”, où je crée vraiment quelque chose, en rédigeant mon point de vue ou en donnant des conseils basés sur mon expérience. Mon blog est donc à la fois un blog “curator” et un blog “creator”. Dans tous les cas, je cherche à publier des choses qui sont à la fois amusantes et instructives, susceptibles d’enrichir les enfants dont les parents vont se les approprier. En matière de films par exemple, je cherche à ne pas me limiter aux films clairement estampillés “pour enfants” : il n’y a pas un énorme intérêt à en parler, puisque de toutes façons les parents savent qu’ils peuvent les montrer à leurs enfants. Je préfère parler de films qui ne sont pas forcément que pour les enfants, voire pas du tout marketés pour eux, comme Seul sur Mars, Interstellar, The Revenant… Je cherche alors à les positionner les uns par rapport aux autres, pour aider les parents-lecteurs à se faire leur propre idée quant à la capacité de leurs enfants à les voir. Dans certains cas, comme Star Wars, ça entraîne des débats enflammés ; il est très intéressant et amusant de voir que les parents ont tous leur propre échelle de “censure”, et que certains acceptent très mal que d’autres soient moins stricts qu’eux.

 

4. Quels ont été les moments importants dans le développement du blog ?

Il n’y a pas eu de grandes étapes significatives, à part l’ouverture en 2011, et peut-être le renommage à l’été 2015. Tout le reste se déroule de façon assez lisse et progressive. Je m’occupe de mon blog sur mon temps libre, dont la quantité varie avec les semaines, les mois, les années. Dans l’ensemble, je sais que si j’étais plus actif sur les réseaux sociaux et dans certaines stratégies de web-marketing, j’aurais beaucoup plus d’audience. Plus de quatre ans après la création, je n’ai par exemple pas encore atteint les 1000 fans sur Facebook. Mais je préfère consacrer le temps et l’énergie dont je dispose pour créer des articles, plutôt que chercher à générer du buzz, des likes et des retweets. La conséquence est que des sites parentaux dont j’estime que le contenu est de mauvaise qualité, par exemple largement dominé par le marketing, sans aucun regard critique de la part du ou des auteurs, ont beaucoup plus de succès et de rayonnement que le mien.

 

5. A qui vous adressez-vous quand vous écrivez ? Ciblez-vous une audience en particulier ?
Je m’adresse à tout parent qui partage tout ou partie de mes centres d’intérêt. Je pense que la plupart ont à peu près mon âge, disons entre 30 et 40. Malgré le nom originel “Geek Dad Power”, il y a aussi pas mal de mamans qui suivent mes publications – c’est une autre raison qui m’a conduit à changer de nom l’année dernière, et à parler de “parent” plutôt que “papa” ou “maman”.
J’ai aussi des lecteurs occasionnels, qui trouvent mon site parce qu’ils cherchent des informations sur tel film ou tel jeu vidéo en vue de le proposer à leurs enfants ; ils lisent mon avis, parmi d’autres qu’ils trouveront sur d’autres sites, mais ne reviendront pas forcément régulièrement.

 

6. Comment utilisez-vous les réseaux sociaux ?
J’utilise Facebook et Twitter, sur lesquels je relaie systématiquement les publications du blog. Sur Facebook, je publie également régulièrement des trouvailles (vidéos, liens…) que je n’ai pas le temps de publier sur le blog, ou qui ne justifient à mon avis pas un article dédié. J’ai également une page Pinterest, alimentée par quelques contributeurs, sur laquelle sont relayés mes propres articles, ainsi que les trésors trouvés ça et là dans les recoins d’internet, et qui correspondent aux thématiques du Guide du Parent Galactique.

 

7. Quel est votre avis sur la monétisation des blogs ?
La monétisation des blogs est à mon avis une bonne chose tant qu’elle n’entraîne pas de corruption de la ligne éditoriale et de l’honnêteté des propos. Il m’est arrivé d’être approché pour des articles sponsorisés qui ne seraient pas rédigés par moi, et parfois même sans que la société qui me le propose n’ait pris la peine de regarder de quoi parle mon blog. On m’a proposé des articles sur le poker en ligne ou les détecteurs de radar, par exemple. Quel rapport avec l’éducation ou les loisirs familiaux ? Je suis parfois très attristé de voir certains sites parentaux complètement envahis par les publications sponsorisées – qu’on reconnait facilement au ton dithyrambique ou l’absence de toute critique (sur des produits qu’on connait parfois soi-même et dont on sait qu’ils ont des faiblesses). Je suis d’autant plus triste que ces sites ont parfois davantage de visibilité que ceux qui font l’effort d’avoir un contenu honnête et critique, et une certaine ligne éditoriale. Je pense que plus un site est sponsorisé, plus son ou ses auteurs peuvent y consacrer de temps, et donc s’engager des stratégies de buzz et d’invasion des réseaux sociaux. C’est un cercle vertueux pour eux – et vicieux pour les autres, qui restent dans l’ombre.

 

8. Un petit mot pour Upfluence ?
J’ai découvert Upfluence par hasard il y a 2 ou 3 ans, et j’ai apprécié de pouvoir choisir moi-même les campagnes de monétisation, en sélectionnant uniquement ce qui correspond vraiment aux thèmes de mon blog, et en écrivant moi-même les articles, en toute liberté. Ma priorité est le respect de mes lecteurs, pas l’argent. Upfluence m’a permis de combiner les deux, en me donnant accès à quelques publications rémunérées, mais sans que cela ne m’oblige à entraîner mon blog du côté obscur de la Force.

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