Pourquoi Upfluence et pas un stand de hotdog ?

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Voilà enfin un article qui répond à une vraie question posée par des centaines d’utilisateurs de notre site. Nombre d’entre vous se sont secrètement interrogés sur l’inexplicable raison qui a poussé les 5 fondateurs à aller de l’avant et à dévouer 1 an de leur (passionnante) vie à cette entreprise.

Voici donc la genèse d’Upfluence et comment nous en sommes arrivés là ou nous en sommes aujourd’hui, et pas ailleurs.

Il était une fois dans l’ouest…

Vivien et Kevin (j’aime beaucoup parler de moi à la troisième personne), ont lancé en 2011 un époustouflant site de vente de cravates en ligne. L’idée dont le potentiel rivalisait avec les plus grands noms du web, avait cependant besoin d’un coup de pouce pour démarrer sa carrière de multinationale et faire de ses fondateurs des millionnaires accomplis.

Pour cela une seule solution, faire parler de nos produits conçus en France et fabriqués à la main en Italie (on ne perd pas une occasion de faire de la pub). Le plan était assez simple, une fois que les « figaro », « nouvel obs », et autres petits journaux de quartier du genre, ont découverts nos produits ils ne pourront pas résister au besoin primaire d’écrire un article de plusieurs pages sur notre équipe, notre site, et nos cravates. Ces articles nous donneront la visibilité nécessaire pour toucher des millions de personnes, ce qui résulterait ultimement dans des millions de commandes. Nous serions riches, célèbres, et entrain de se la couler douce à Casablanca avant le réveillon 2013.

Pas la peine de dire que ce plan, aussi bien ficelé soit-il, n’a pas donné les résultats escomptés.

Nous en venons donc à notre plan B.

Fort d’un optimisme typiquement entrepreneurial nous ne nous laissons pas abattre et décidons de nous concentrer sur ce qui avait désormais toujours été notre idée numéro 1. (Un entrepreneur peut rétroactivement modifier la réalité pour qu’elle convienne mieux à ses attentes ajustées).

Et ainsi commença le périple biblique et ubuesque de deux entrepreneurs reconvertis dans la mode et perdus dans la blogosphère.

Savez-vous combien il y a de blogs sur internet aujourd’hui ? Des MILLIARDS (Vous êtes charmante mais vous voyez déjà ce que ça fait un million Larmina ?) oui, oui aujourd’hui WordPress (un type de blog) est installé sur 19% des sites présents sur la totalité d’internet. Pour imager un peu la situation, trouver tous les blogs qui vous conviennent et les lister c’est un peu comme essayer de se rendre de Paris à Vladivostok les yeux bandés et en marchant sur les mains.

Après de longues nuits de travail, et une centaine de blogs qualifiés dans notre base de données, nous sommes prêts à contacter les individus qui feront de nous l’équivalent plus jeune et sympa de Paco Raban et Ralph Lauren.

Mais une fois de plus, nos attentes surperformaient la triste réalité. De tous les blogs contactés seuls une dizaine acceptent de parler de nous, et ce même lorsque nous proposons de leur offrir une de nos magnifiques cravates.

Pourquoi si peu d’articles ? Et bien c’est simple, régulièrement en réponse à notre demande, nous obtenions une liste de tarifs pour les frais de rédaction. Initialement outrés nous invoquions furieux les principes de la France des lumières, de Robespierre et de Diderot, jurant haut et fort que la nouvelle génération n’avait plus de valeurs et avait oubliée il y a bien longtemps le « liberté, égalité, fraternité » de notre patrie.

Une fois les premiers résultats des articles que nous avions fait rédiger analysés, et fort d’un nouvel éclairage capitalistique, nous avons commencés à comprendre cette tendance.

Chaque article en moyenne nous permettait d’obtenir 3 nouveaux clients, ces clients 6 mois plus tard avaient dépensés une moyenne de 70€ sur notre site et avaient achetés 2,1 fois.

A l’issue d’un calcul complexe nous avons réalisé que chaque article nous rapportait donc en moyenne 210€ de chiffre d’affaire sur 6 mois. Cette réponse amenant la question suivante, n’était-ce pas normal de diviser ce profit avec les influenceurs qui transformaient pour nous leur audience en clients?

(Si vous n’êtes pas tombé sur cet article de blog en recherchant « meilleur stand de hot dog » sur Google, c’est que vous devez connaître Upfluence, et savoir que la réponse est effectivement oui.)

Fort de ce nouvel éclairage nous commençons à regarder les solutions existantes pour payer des bloggeurs qualifiés qui voudraient bien écrire un article pour nous.

Nos critères de recherche étaient :

– Une solution rapide et efficace type Google Adwords pour le recrutement.

– Un paiement direct aux influenceurs à travers un système proche de celui d’Airbnb.

Le chiffre exact de solutions correspondant à ces critères est :

0

Oui, 0.

Rien, nada, zip.

A l’ère de Google Adwords, de Ebay, d‘Uber et d’Airbnb la seule solution proposée pour recruter des bloggeurs pour du contenu éditorial rémunéré est d’avoir recours à une agence spécialisée.

Je n’ai rien contre les agences, elles font un travail souvent très qualitatif. J’ai un problème avec le schéma suivant :

1) Je suis une start-up sur internet

2) Qui veut des publications sur des blogs, sur internet

3) Qui doit demander par téléphone à une agence de contacter ses bloggeurs par téléphone

4) Pour avoir un article sur leurs blogs, sur internet

5) Je dois finalement les payer par virement bancaire, ou chèque.

Sur un processus 100% web, on ajoute une étape de travail manuel sortie tout droit de la série « Mad Men » et des années 60.

L’embryon d’une idée qui deviendra Upfluence commenca donc à bourgeonner dans mon esprit après avoir contacté ces agences « madmenesques ».

Le club des cinq

1% d’inspiration 99% de transpiration. N’ayant pas envie de transpirer tout seul, je me mis en chemin pour recruter 3 talentueux individus (si vous sortez de polytechnique vous avez probablement vu une faille dans ce calcul) qui seraient intéressés par cette idée folle.

1) Le stagiaire

Alexis.

A long time ago in a galaxy far far way, j’ai créé une société nommée backpackmojo (si vous êtes un backpacker je vous invite à y jeter un œil). Lors de cette passionnante aventure entrepreneuriale j’avais eu la chance de travailler avec 2 associés et 4 stagiaires développeurs sous payés et surexploités.

Bien qu’ayant tous des profils et des qualités différentes, parmi tous ces collaborateurs un d’entre eux sortait du lot. Alexis, 20 ans, poitevin (comprendre qu’il venait de Poitier) avait en 3 mois de stage développé pour le compte de backpackmojo pas loin du double de ses objectifs, et avait commencé son premier jour en demandant si il pouvait venir travailler le samedi.

Ce genre de commentaires, ca pue l’entrepreneur à plein nez.

La conversation téléphonique que j’ai eu avec lui était de cet ordre là :

« Alexis ? »

« Oui, ca va ? »

« Ouais, ouais. Je monte une nouvelle boite dans l’influence marketing, ca t’intéresse ? »

« Carrément. »

« Super, je te rappelle »

Autant dire qu’il a fallu faire preuve d’une sacrée dose de persuasion pour le faire monter à bord du navire.

Je me demande parfois si ca aurait pu fonctionner avec n’importe quoi…

« Alexis ? »

« Oui, ca va ? »

« Ouais, ouais. Je monte une nouvelle boite dans la culture hydroponique de la salade, ca t’intéresse ? »

« Carrément. »

« Super, je te rappelle »

Bref, je digresse.

C’est donc avec un développeur en poche que je suis allé voir le deuxième membre historique de l’équipe Upfluence.

2) Le designer-financier-expatrié

Yann.

Il y a quelques années Yann était mon boss. Il était vice-président de notre Bureau des Etudiants dont je n’étais qu’un humble membre (comprendre esclave).

Récemment installé à San Francisco, il travaillait alors sur un projet de start-up. Je lui avais donné deux trois coups de main pour cette raison et on avait commencé à reprendre contact.

Son projet n’ayant pas passé la phase rigoureuse de test qu’il lui avait imposé, il était disponible, il était bon, et j’avais besoin d’une équipe.

Le problème c’est que Yann, c’est un financier. Il peut vous expliquer pourquoi l’indice Beta d’une action côté à Moscow va varier sur 6 mois et comment faire pour se protéger contre les risques d’inflation du shilling kényan, des compétences rares mais typiquement assez peu utilisées dans le milieu de la start-up.

Après une longue conversation sur le pourquoi du comment Upfluence ferait passer Facebook et Google pour des superettes de quartier, il était emballé par le projet. Nous étions d’accord que nous ne savions pas vraiment ce qu’il ferait dans la boite, mais que nous trouverions bien en temps voulu.

Et c’est ainsi que sans le savoir, j’ai recruté un designer.

3) Le fan d’Audiard

Thomas.

Thomas avait partagé avec moi le statut d’esclave lors de notre année estudiantine au Bureau des Etudiants. Il nous arrivait souvent de finir tard le soir en récitants les dialogues des scènes épiques des tontons flingueurs, des barbouses et d’autres classiques du genre.

Malgré le lien puissant que nous avions tissé en discutant de la possibilité de distiller de la sciure de bois pour en faire de l’eau de vie, nous avions eu du mal à rester en contact par la suite.

Sauf que Thomas, signe du destin, était le commercial n°1 d’un des plus gros acteurs français du marché de l’influence marketing…

Vous voyez où je veux en venir.

C’est donc doucement que nous reprenions contact et qu’il m’exposait toutes ses idées pour rendre l’influence marketing plus simple. On était sur la même longueur d’ondes, et j’avais besoin de Thomas.

Thomas était parfait pour l’équipe. La tchatche facile, il était le vendeur dont on rêve la nuit (certes, on ne rêve pas de vendeurs toutes les nuits), il connaissait son marché et avait de l’expérience dans le secteur. Pour en revenir à Audiard, quand Thomas vend quelque chose il éparpille, ventile et dilapide façon puzzle.

Autant il est facile de recruter un étudiant qui s’endort en lisant du code et un entrepreneur en manque de projet, autant faire démissionner quelqu’un c’est une autre histoire. Après un mois passé à ferrer le poisson, je propose à Thomas de quitter son poste pour rejoindre l’équipe fondatrice d’Upfluence, être rémunéré en Chocapic et travailler 70h par semaine.

Après un autre mois de réflexion il accepte finalement l’offre et fait passer l’équipe à 4.

Un ex-stagiaire développeur, un financier reconverti dans le design, un commercial aux Assedics et moi : L’équipe typique d’une start-up prometteuse.

Oui, mais…

Lancer une place de marché n’est pas de tout repos. De tous les modèles économiques possibles, c’est de loin un des plus complexes.

Dans une entreprise classique il faut satisfaire une personne : son client avec un produit ou un service. Sur une place de marché il faut satisfaire, sont client avec un autre client, sans pour autant avoir le droit d’intervenir dans leur relation.

Ce genre de gestion requiert un certain nombre de compétences rares que je n’avais vues combinées dans la même personne qu’une seule fois.

4) Le vendeur de cravates:

Vivien.

Quand on part en vacances, on revient toujours avec un petit quelque chose que l’on n’avait pas forcément pensé à acheter en partant et qui nous accompagnera dans notre prochain voyage. L’entrepreneuriat c’est pareil. Non, je ne veux pas dire que c’est des vacances, je veux dire qu’on a tendance à utiliser quelques briques d’une société pour en créer une autre.

En l’occurrence, la brique, c’est Vivien.

Vivien, pour ceux qui n’ont pas été attentifs, s’était lancé avec moi dans la vente de cravates en ligne. Grâce à notre stratégie d’articles sponsorisés nous avions (et avons toujours) de plus en plus de clients tous les mois. Le volume horaire étant cependant raisonnable, Vivien avait pu garder son job de « digital marketer » tout en cajolant tous nos clients.

Je lui parlais souvent d’Upfluence, c’était devenu notre sujet de conversation lorsque nous faisions nos déclarations de TVA, nos inventaires et les autres tâches qui suscitaient en nous un émoi comparable.

Il était clair, après 4 mois à travailler avec Alexis, Yann et Thomas, qu’il nous manquait une personne. Une personne qui voit tous ses clients comme ses enfants et qui fait tout pour les satisfaire, même si ça implique de livrer une cravate au fin fond de la France en 24h pour un mariage.
Vivien était cette personne. Il connaissait la société aussi bien que moi ou presque et était emballé par le projet depuis le jour « 1 » de l’aventure.

La question n’était donc pas de convaincre Vivien de rejoindre l’équipe, mais de convaincre l’équipe de laisser Vivien nous rejoindre.

S’en suivirent de nombreuses conversations avec chacun des membres de l’équipe. Nous avions tous à cœur le succès de la société et rien d’autre, il était donc inévitable que nous en venions tous à la même conclusion : Vivien.

C’est donc fort d’un 5ième et ultime membre, que nous nous engagions, fin prêt, sur la périlleuse route de l’entrepreneuriat.

C’est ainsi qu’Upfluence a vu le jour, animé par une équipe aussi improbable que géniale partie à la conquête du futur du marketing digital.

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